Home Blog sur les solutions de bénévolat Voici Claire Moynihan, bénévole en Tanzanie

Voici Claire Moynihan, bénévole en Tanzanie

Non classé · 22 juin 2026 · 5 min read

Claire Moynihan est originaire de Cobh, dans le comté de Cork en Irlande. Elle travaille actuellement comme institutrice à Dubaï, où elle vit depuis deux ans. Elle apprécie particulièrement les activités de plein air, comme la course à pied, le football et la natation, et fait partie d'une équipe féminine de football gaélique à Dubaï. L'une de ses plus belles expériences en plein air a été l'ascension du Kilimandjaro lors d'un récent voyage en Tanzanie, où elle a fait du bénévolat dans un orphelinat à Arusha avec l'association Volunteering Solutions.

Pourquoi avez-vous décidé de faire du bénévolat à l'étranger avec Volunteering Solutions en Tanzanie ?

C'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et qui me trotte dans la tête depuis longtemps. J'ai la chance d'être enseignante et d'avoir de longues vacances d'été, ce qui me permet de réfléchir à des projets qui me tiennent à cœur !

J'ai choisi la Tanzanie car je comptais y collecter des fonds pour l'orphelinat où je serais basée, en gravissant le Kilimandjaro. Je pensais que cela pourrait intéresser des personnes souhaitant me parrainer. J'ai donc consulté la page Facebook de Volunteering Solutions, lu quelques témoignages et réservé ma place !

Décrivez vos activités quotidiennes en tant que bénévole.

J'arrivais tous les matins à 9h et j'étais affectée à la classe des tout-petits. J'étais libre d'aller dans n'importe quelle classe (il y en avait quatre au total), mais je passais la plupart de mon temps avec les plus jeunes, car c'est avec cette tranche d'âge que j'ai le plus d'expérience. Les premiers jours, j'aidais surtout l'enseignante à corriger les devoirs, à les préparer et à accompagner les enfants en difficulté.

La deuxième semaine, elle m'a demandé d'enseigner l'anglais et les mathématiques aux enfants, ce qui fut une expérience formidable. À 10h30, les enfants prenaient le goûter et du pain, puis jouaient dehors pendant 20 minutes. Les bénévoles pouvaient jouer avec eux en utilisant le matériel disponible, comme un ballon de football ou une corde à sauter, ou simplement s'asseoir et discuter avec eux.

Les cours reprenaient à 11h et se terminaient à 13h pour la classe des tout-petits. Les mathématiques avaient généralement lieu le matin et l'anglais à 13h. Le déjeuner se déroulait entre 13h et 14h. En tant que bénévoles, vous pouviez partir à ce moment-là, mais je restais généralement jusqu'à 15h. De 14h à 15h, les plus grands avaient des ateliers de lecture pendant que les plus petits faisaient la sieste. J'appréciais ce moment de la journée car il était plus détendu et je pouvais aider les plus grands dans les domaines où ils en ressentaient le besoin. Généralement, ils venaient me demander de l'aide.

Qu'est-ce qui a rendu cette expérience de volontariat à l'étranger unique et spéciale ?

En un mot… ce sont les enfants qui ont rendu cette expérience unique et spéciale. Ils étaient les enfants les plus reconnaissants et inspirants avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler ou de connaître. Leur politesse, leur respect et leur excellent comportement, ainsi que leur capacité d'écoute, m'ont tout simplement émerveillée. Le centre était géré de main de maître par des personnes formidables et bienveillantes qui se souciaient sincèrement du bien-être des enfants. On pouvait voir comment elles avaient insufflé un véritable esprit de communauté parmi eux. Tous les enfants veillaient les uns sur les autres et formaient une famille au sens propre du terme ! C'était extraordinaire à voir et à vivre.

Quel impact cette expérience a-t-elle eu sur votre avenir ? (Personnellement, professionnellement, etc.)
Personnellement, cette expérience ne peut que m'apprendre la valeur et l'importance de la vie. On réalise vite que ce que nous appelons « soucis » en Occident est insignifiant à leurs yeux ! Je tiens à dire qu'à l'avenir, j'accorderai plus de valeur aux choses simples de la vie, comme la nourriture, l'eau potable, des vêtements, un lit chaud ! Cela m'a surtout appris à sourire ! Si ces gens y arrivent jour après jour malgré toutes les difficultés qu'ils rencontrent, alors nous le pouvons aussi, malgré tout le confort, les avantages et le luxe que la culture occidentale a à offrir.

Sur le plan professionnel, cette expérience m'a permis de mieux comprendre les enjeux internationaux et l'importance de l'éducation pour bâtir un avenir meilleur pour tous. Ces enfants savent dès leur plus jeune âge qu'une bonne éducation est leur seul espoir d'échapper à la pauvreté. Je souhaiterais poursuivre mes études, peut-être un master, sur les structures sociales et politiques des pays en développement, et approfondir mes connaissances sur la pauvreté dans le monde, ses causes et ses mécanismes.

Il est également important, je crois, d'aborder ces problématiques avec les enfants du monde entier. En tant qu'enseignante, j'aimerais en parler un peu dans ma classe et faire prendre conscience à mes élèves que la pauvreté existe à l'échelle mondiale, notamment pour les enfants de Dubaï qui sont extrêmement privilégiés par rapport à ceux d'Afrique.